{"id":509,"date":"2013-02-26T22:50:55","date_gmt":"2013-02-26T21:50:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.aighetta.com\/wordpress\/?page_id=509"},"modified":"2013-03-13T21:31:20","modified_gmt":"2013-03-13T20:31:20","slug":"anthony-burgess","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.aighetta.com\/?page_id=509","title":{"rendered":"Anthony Burgess"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><b>A propos des oeuvres Anthony BURGESS<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatuor n\u00b01 &laquo;&nbsp;en hommage \u00e0 Maurice Ravel&nbsp;&raquo; (P\u00e2ques 1986 \/ Cr\u00e9ation Janvier 1987 Acad\u00e9mie Rainier III de Monaco<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatuor n\u00b02 (Juillet 1988 \/ Cr\u00e9ation Janvier 1989 &#8211; Th\u00e9\u00e2tre Princesse Grace de Monaco).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatuor n\u00b03 (D\u00e9cembre 1989 \/ Cr\u00e9ation Ao\u00fbt 1990\u00a0 Th\u00e9\u00e2tre Antique d&rsquo;Arles \/ France).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Concerto Grosso pour quatre guitares et orchestre (Mars 1987 \/ Cr\u00e9ation F\u00e9vrier 1989-Cannes \/ France).<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Critiques<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Quatuor n\u00b01 &laquo;&nbsp;en hommage \u00e0 Maurice Ravel&nbsp;&raquo; :<\/b><br \/>\nLe charme, la simplicit\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture et la limpidit\u00e9 de cette \u0153uvre &#8211; sign\u00e9e du nom d&rsquo;un romancier anglais c\u00e9l\u00e8bre &#8211; auraient ravi celui \u00e0 qui il rend un pr\u00e9cieux hommage.<br \/>\n<b>Yves Hucher \/ Nice-Matin \/ 13 Septembre 1987 \/ Pte de Monaco.<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Quatuor n\u00b02 :<\/b><br \/>\nL&rsquo;A\u00efghetta quartett: Quatre virtuoses de tr\u00e8s grande valeur (encourag\u00e9s s&rsquo;il vous pla\u00eet par Cziffra et Szeryng) h\u00e9ritiers de l&rsquo;\u00e9cole de S\u00e9govia, quatre individualit\u00e9s dot\u00e9es d&rsquo;un fabuleux esprit d&rsquo;ensemble qui ont d\u00e9clar\u00e9 la guerre aux fronti\u00e8res naturelles de la guitare. Fugue ou polyphonie? Aucun probl\u00e8me, au contraire, une interpr\u00e9tation enjou\u00e9e et accomplie dans le deuxi\u00e8me quatuor de Burgess qui n&rsquo;abandonne jamais compl\u00e8tement l&rsquo;espace sonore traditionnel mais l&rsquo;\u00e9largit prudemment; le th\u00e8me fugu\u00e9 ne fait pas seulement honneur au romancier, mais aussi au compositeur. Et que dire de la complexit\u00e9 rythmique et de la conduite raffin\u00e9e des voix dans le contrepoint dense du Scherzo et du Rondo si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elle suppose une pr\u00e9cision d&rsquo;horloge de la part des interpr\u00e8tes: Guitares m\u00e9caniques? L&rsquo;A\u00efghetta est ici bien au dessus de ce type de pr\u00e9occupation et ne manque jamais de sensibilit\u00e9.<br \/>\n<b>Klaus Bennert \/ S\u00fcddeutsche Zeitung (M\u00fcnchner Kulturberichte) \/ 29, 30 Avril, 1er Mai 1989 \/ M\u00fcnich (RFA).<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le quatuor n\u00b02 d&rsquo;Anthony Burgess est une \u0153uvre de la plus haute exigeance pour les instrumentistes qui cependant la dominent avec bravoure.<br \/>\n<b>Peter Thomas AZ Tagblatt \/ 30 Aout 1990 \/ Linz (Autriche).<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Concerto Grosso:<\/b><b><br \/>\n<\/b>La partition de son Concerto Grosso pour quatre guitares est foisonnante. Baroque, riche, parfois trop, comme ces coffres aux tr\u00e9sors dans lesquels on trouve de tout ce que l&rsquo;on a aim\u00e9: quelques volutes andalouses, des contrastes stravinskiens, des rutilances straussiennes c\u00f4t\u00e9 orchestre, qui sonne bien et fait un \u00e9crin de choix aux aimables instruments solistes, cordes cisel\u00e9es sous les mains d&rsquo;orf\u00e8vre des guitaristes d&rsquo;exception de l&rsquo;A\u00efghetta Quartet. Les pages que leur a r\u00e9serv\u00e9 le romancier sont d&rsquo;une \u00e9criture subtile et complexe, souvent charmeuse, qui va des formes \u00e9lisabethaines aux dessins modernes, en passant par des rondeurs aimables, qui font se lever des images de printemps. L&rsquo;ensemble, parfois \u00e9mouvant et \u00e9trange, \u00e9chappe souvent aux conventions. Le plaisir de l&rsquo;auditeur a \u00e9t\u00e9 constant, de bout en bout, et Anthony Burgess a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s heureux de l&rsquo;accueil enthousiaste qui a \u00e9t\u00e9 fait, \u00e0 Cannes, \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain et \u00e0 son \u0153uvre de compositeur.<br \/>\n<b>Aurore Busser \/ Nice-Matin \/ 28 F\u00e9vrier 1989 \/ Cannes (France)<\/b><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Anthony Burgess\u00a0<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anthony Burgess est n\u00e9 en 1917 \u00e0 Manchester. Plusieurs fois pressenti pour le Nobel, consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des plus grands romanciers contemporains, l&rsquo;\u00e9crivain britannique eut une premi\u00e8re passion: la musique.<br \/>\nA douze ans, s\u00e9duit par Beethoven, Debussy et Wagner, il apprend tout seul le piano, puis la composition. Dipl\u00f4m\u00e9 du Conservatoire, mais ayant \u00e9chou\u00e9 aux examens d&rsquo;entr\u00e9e au d\u00e9partement musical de l&rsquo;Universit\u00e9, il se tourne vers la philologie, dont il se souviendra pour imaginer les borborygmes pr\u00e9historiques de la guerre du feu de Jean Jacques Annaud; il s&rsquo;\u00e9loignera alors d&rsquo;une carri\u00e8re de compositeur pour se trouver &laquo;&nbsp;condamn\u00e9 \u00e0 une vie d&rsquo;\u00e9criture&nbsp;&raquo;.<br \/>\nCependant, riv\u00e9 dix heures par jours \u00e0 sa vieille Remington, r\u00e9digeant ses mille mots quotidiens, totalisant plus de cinquante ouvrages (romans, essais, biographies) parmi lesquels Orange m\u00e9canique port\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran par Stanley Kubrick, il reste fid\u00e8le \u00e0 sa passion.<br \/>\nIl compose donc une \u0153uvre, trouvant dans l&rsquo;action physique de tracer des points sur du papier un exercice bienfaiteur et relaxant, essentiel \u00e0 son \u00e9quilibre mental : \u0153uvres symphoniques, op\u00e9ras, concertos, ballets, quatuors et quintettes \u00e0 cordes, pi\u00e8ces pour piano, etc&#8230;<br \/>\nIl r\u00eave cependant de retourner \u00e0 ses premi\u00e8res amours, et d\u00e9clare en 1988 : &laquo;&nbsp;Je suis \u00e0 la fin de ma cr\u00e9ation litt\u00e9raire. J&rsquo;ai 71 ans. Je suis un vieillard. Je ne veux plus \u00e9crire de romans. Mon p\u00e8re et ma m\u00e8re \u00e9taient musiciens, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit trois symphonies, un op\u00e9ra pour le centenaire de Joyce. Mon imagination est avant tout orale. C&rsquo;est par la musique que ma vie a commenc\u00e9, c&rsquo;est par la musique que je d\u00e9sire qu&rsquo;elle s&rsquo;ach\u00e8ve&nbsp;&raquo;.<br \/>\nInstall\u00e9 depuis 1974 \u00e0 Monaco, ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1986 qu&rsquo;il rencontre les membres de l&rsquo;A\u00efghetta Quartett, alors qu&rsquo;il recherche un professeur de guitare pour sa femme \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie de musique de Monaco.<br \/>\nIl est s\u00e9duit par le son de l&rsquo;ensemble\u00a0 qu&rsquo;il trouve&nbsp;&raquo;nouveau et irr\u00e9sistible&nbsp;&raquo; , et lui \u00e9crit en quelques jours un premier quatuor pour &laquo;&nbsp;\u00e9toffer un r\u00e9pertoire qui en a besoin &laquo;&nbsp;; ceci, directement, sans rature, avec juste du papier \u00e0 musique et un crayon. Cette premi\u00e8re oeuvre pour le quatuor de guitare sera aussi la premi\u00e8re de ses oeuvres \u00e0 \u00eatre enregistr\u00e9e. &laquo;&nbsp;Cest une \u0153uvre simple, une sonate, qui bien que d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Ravel est plus proche de Poulenc. Elle flirte avec la polytonalit\u00e9 de Darius Milhaud, mais peut \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9gards \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre tr\u00e8s britannique. Le mouvement lent est une passacaille inspir\u00e9e de Henry Purcell, un ma\u00eetre en la mati\u00e8re&nbsp;&raquo;.<br \/>\nFascin\u00e9 par les possibilit\u00e9s sonores de l&rsquo;ensemble et persuad\u00e9 que le son d&rsquo;un quatuor de guitares peut ressembler \u00e0 celui d&rsquo;un orchestre, il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 arranger l&rsquo;Ouverture d&rsquo;Ob\u00e9ron de Carl Maria von Weber en mani\u00e8re de d\u00e9monstration. Cet arrangement sera interpr\u00e9t\u00e9 en 1987 \u00e0 la Fenice de Venise par le quatuor A\u00efghetta \u00e0 l&rsquo;occasion de la cr\u00e9ation du nouveau livret que Burgess avait \u00e9crit pour cet op\u00e9ra. Par la suite il transcrit &laquo;&nbsp;Mercure&nbsp;&raquo; de la suite pour orchestre Plan\u00e8tes de Gustav Holst. &laquo;&nbsp;\u00c0 certains \u00e9gards c&rsquo;est une pi\u00e8ce appropri\u00e9e ; l\u00e9g\u00e8re, immat\u00e9rielle et, en un sens, de la musique pour guitare, et, tr\u00e8s difficile \u00e0 jouer &laquo;&nbsp;.<br \/>\nFort de ces exp\u00e9riences il compose deux nouveaux quatuors et un concerto Grosso pour quatre guitares et orchestre (Mars 1987 \/ Cr\u00e9ation F\u00e9vrier 1989-Cannes \/ France) pour le quatuor A\u00efghetta.<br \/>\nEn 1989 il d\u00e9clare dans l&rsquo;\u00e9mission Face \u00e0 Face de Jeremy Isaacs sur la cha\u00eene t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e BBC que la cr\u00e9ation de son concerto Grosso avait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des plus grandes joies qu&rsquo;il avait \u00e9prouv\u00e9es dans sa carri\u00e8re de compositeur.<br \/>\nCette collaboration devait prendre fin en 1993 avec la disparition de l&rsquo;\u00e9tonnant personnage.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A propos des oeuvres Anthony BURGESS Quatuor n\u00b01 &laquo;&nbsp;en hommage \u00e0 Maurice Ravel&nbsp;&raquo; (P\u00e2ques 1986 \/ Cr\u00e9ation Janvier 1987 Acad\u00e9mie Rainier III de Monaco Quatuor&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"page-template-fullwidth.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-509","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/509","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=509"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/509\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":771,"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/509\/revisions\/771"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aighetta.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=509"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}